QUIZ Septembre 2017

Quiz septembre 2017

Question :
Ce médecin s'est illustré dans quelle ville des Hauts-de-Seine?


Indices en photos :

Réponse :
 

Pr Victor PAUCHET
à VAUCRESSON

Chirurgien ayant exercé à Amiens de 1896 à 1914 puis à Paris de 1915 à 1936.
Prostatectomie périnéale, l'Amputation "en saucisson", Hystérectomie vaginale, La Pratique chirurgicale illustrée, Le chemin du bonheur...
Ses "Lundi" de Saint-Michel furent un rayonnement chirurgical universel durant 20 ans.

Sa candidature à l'Académie des sciences n'est pas loin d'être couronnée de succès lorsqu'un accident de voiture à Vaucresson met fin, en octobre 1934 à sa prestigieuse carrière. Il se retire dans sa ville natale où il meurt deux ans plus tard.

En 1914, il demande à partir pour le front où il commande une ambulance de corps d'armée puis organise à Sainte-Menehould un hôpital d'urgence, bousculant l'organisation militaire et précurseur des Hôpitaux d'orientation et d'évacuation (H.O.E.), ce qui lui vaut une citation à l'ordre de l'armée signée de Joffre.
   En 1915, il s'installa à Paris et devint Chirurgien chef de l'hôpital de La Pitié où notamment, sa chirurgie gastrique et abdominale, bouscula les idées reçues et les pratiques de la chirurgie officielle. Un véritable front d'opposants s'érigea alors contre lui et il dut se réfugier dans un petit hôpital privé (Saint-Michel) dont il fit un centre de rayonnement chirurgical universel durant 20 ans.
   Les "Lundi" de Saint-Michel étaient non seulement courus par médecins et chirurgiens mais par des non initiés : on y vit des écrivains comme Claude Farrère, des grands de ce monde comme la reine Amélie de Portugal ou la duchesse de Vendôme.
   Il créa aussi une maison de santé, rue de Turin, toujours existante, où il opérait les malades fortunés.

Principales techniques et instruments encore utilisés : 
Opération de Pauchet : Technique de fermeture duodénale en cas d'ulcère 
Gastrectomie en gouttière de Pauchet 
Incision de Pauchet : Incision oblique sous-costale gauche pour l'abord de la rate.
Aiguilles de Pauchet, Clamp de Pauchet, Pagaie de Pauchet, Pinces de Pauchet, Sabre de Pauchet , Selle ou sellette de Pauchet , Semelle de Pauchet.

De nombreuses publications, pas toutes chirurgicales :
Restez jeunes, 1928
L'enfant, sa préparation à la vie, 1929
L'Automne de la vie édition J.Oliven 1932 L'Homme et la femme à l'âge critique

Le chemin du bonheur, 1946, édité par Oliven, dont la première édition date de 1927 et la dernière de 1985. Ouvrage couronné par l'Académie française, toujours disponible à la vente et téléchargeable. 

Tous nos remerciements à Madame Virginie MICHEL-PAULSEN, Maire de la Ville de Vaucresson qui a bien voulu répondre à notre demande de renseignements :

Remplir la colonne

"Je vous confirme qu'une rue de la commune porte bien le nom du Professeur Victor Pauchet (1869- 1936). Ce chirurgien de renommée internationale qui contribua aux progrès de sa discipline pendant la Première guerre mondiale a vécu pendant longtemps à Vaucresson dont il fut également conseiller municipal.
La voie « chemin de la Plaine » dans le prolongement de l'avenue de La Celle Saint-Cloud a été baptisée « rue du Professeur- Victor-Pauchet » le 20 décembre 1936 en hommage à ce médecin talentueux décédé en 1936 deux après un accident de voiture qui mit fin à sa carrière en pleine gloire.
Sa biographie figure dans le livre de Vaucresson qui recense l'histoire des rues, des bâtiments remarquables et des personnalités ayant résidé ou séjourné à Vaucresson."


LES 3 INDICES PHOTOS
 

La Villa Stein à Vaucresson  Le Corbusier (1887-1965)
Le franco-suisse Charles-Édouard Jeanneret, plus connu  sous le nom de Le Corbusier  a laissé quelques belles empreintes de son génie architectural dans les Hauts-de-Seine : La villa Stein (également nommée villa de Monzie ou les Terrasses) située au 17 rue du Professeur-Victor-Pauchet à Vaucresson. Dans cette même ville la Villa Besnus une des premières constructions de l’architecte, en 1922, aujourd’hui profondément remaniée. Citons également à Boulogne l’immeuble Molitor et la Villa Cook, les  Résidences atelier Lipchitz et  Miestchaninoff. A Neuilly les maisons Jaoul construites de 1953 à 1955 étonnent, construites en briques et béton, utilisant voûtes et murs porteurs, elles n’ont de corbusien que le modulor, silhouette humaine standardisée servant à concevoir la structure et la taille des unités d'habitation (mais les plans de ces maisons dataient de 1937). la Villa Church, à Ville-d’Avray a été rasée en 1963.

Une filiation belge avec Auguste Perret de part sa mère ? il se construit le pseudonyme de Le Corbusier en référence au « corbésier », métier de celui qui fabrique des chaussures délicates en cuir de Cordoue pour femmes et enfants, et du corbeau, totem indien.
Les 5 principes de son architecture sont :
  1. Des pilotis soutenant les dalles de béton.
  2. Des plans libres : des poteaux porteurs permettant de composer des espaces indépendamment des contraintes structurelles.
  3. Un toit-terrasse
  4. Des fenêtres en bandeau
  5. Une façade libre, dégagée de sa fonction porteuse.

La montgolfière
C'est à Vaucresson, en limite de la forêt de Fausses-Reposes, qu'atterrit le 19 septembre 1783 la première montgolfière habitée par trois animaux, un coq, un mouton et un canard. Partie de la place d'armes du château de Versailles devant le roi Louis XVI ce premier vol habité  s'est envolé jusqu'à 480 mètres.

Le premier vol officiel du ballon à air chaud des frères Montgolfier avait eu lieu place des Cordeliers à Annonay le 4 juin 1783.
Le 19 octobre, à la Folie Titon, aujourd'hui située rue de Montreuil à Paris, à l'époque encore bourg de Saint-Antoine, a lieu le premier vol humain, effectué par Jean-Baptiste Réveillon, Jean-François Pilâtre de Rozier et Giroud de Villette. Le ballon est alors captif, c'est-à-dire relié au sol par un cordage (plus tard un câble métallique).
Le 21 novembre 1783, Jean-François Pilâtre de Rozier et le marquis d'Arlandes firent un second vol, qui fut commémoré plus officiellement comme étant le premier. Jean-François Pilâtre de Rozier perdit la vie quelque temps plus tard lorsque sa rozière, aérostat hybride constitué d'un ballon à gaz enfermé dans une enveloppe de montgolfière (dans ce type d'enveloppe, la chaleur du foyer dilate le gaz et évite ainsi l'emport de lest), prit feu et chuta.
La première femme à voler fut Élisabeth Thible, le 4 juin 1784 à Lyon sur La Gustave.
Le 6 août 1784, à Rodez (Aveyron), a lieu le 4e vol humain avec la montgolfière Ville de Rodez. À son bord deux hommes, Charles Carnus et Louis Louchet.

 

Abbé Suger (1080/1081? - 1151)
Est connu surtout par ses ambitions politiques et artistiques qui donnèrent naissance à l'art gothique.
Ministre et abbé supérieur de l'abbaye de Saint-Denis, l'abbé Suger voulant sécuriser la région qui était infestée de brigands, fit défricher les terres environnantes par des moines. Ils construisirent une église et une maison. Grâce à des nombreuses incitations, près de soixante personnes s'installèrent sur ces terres dès la première année. L'origine du nom de la commune est attestée sous la forme latinisée Valle Crisonis dès 1145.
A 9/10 ans, à la mort de sa mère, Suger est placé comme oblat, et non comme novice à l'abbaye de Saint-Denis, il y rencontre le futur roi Louis VI. Il y étudie cependant pendant dix ans au prieuré d'Estrées pour devenir moine.
A partir de 1118 Suger devient un familier de l'entourage royal. Le 19 février 1122 il est élu abbé de Saint-Denis.
Dès sa nomination comme abbé, Suger va entreprendre de faire respecter les droits de l'abbaye, puis commencer à rassembler les fonds nécessaires pour la reconstruction de l'abbatiale. Suger parle de fissures qui s'ouvrent dans les murs, de tours qui menacent de s'effondrer.
Ayant toute la confiance de Louis VI, il joue un rôle proche de celui, aujourd'hui, d'un Premier ministre. Chargé de missions diplomatiques à l'étranger, conseiller, notamment pour les opérations militaires, c’est lui qui conduit Louis, fils du roi et futur roi Louis VII, à sa future épouse, Aliénor d'Aquitaine, en 1137. Il devient régent de la France de 1147 à 1149 lors du départ de Louis VII pour la deuxième croisade. À son retour, le roi le proclame « Père de la Patrie ».
Abbé de Saint-Denis, Suger décida de remplacer l'ancienne abbatiale carolingienne édifiée autour de celle de Dagobert Ier. Il va choisir de commencer par la reconstruction de la façade occidentale vers 1135 en reprenant le dessin des façades harmoniques qui avait été adopté pour les abbatiales normandes de Caen — abbaye aux Hommes et abbaye aux Dames, de Jumièges… — mais en ajoutant la première rose pour éclairer la nef. La façade est consacrée le 9 juin 1140. La publicité que Suger a donné à la reconstruction de l'abbatiale par ses actes et ses écrits la concernant a fait que les historiens de l'art l'ont considéré comme le point de départ de ce que les contemporains appelèrent l'art de France, francigenum opus jusqu'à ce que ce style soit dédaigné à partir de la Renaissance et qu'il soit appelé style gothique.
Cette basilique qui est le premier édifice de style gothique, longtemps appelé le style français, reste un des symboles de la royauté française et la nécropole des rois de France.