LA MEDECINE DANS L’ANTIQUITE ET SON ENSEIGNEMENT n°2
L’approche clinicienne de la médecine d’aujourd’hui est héritière de la médecine de l’Antiquité.
Depuis le début de notre humanité, l’homme a cherché les moyens de prodiguer ses soins à son autre lui-même.
C’est donc au travers de six époques du monde antique et sur trois continents que nous allons mettre à jour quatre millénaires d’acquisitions médicales et leur transmission au sein de sociétés humaines bien différentes.
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Le premier traité de médecine et de pharmacologie chinoise fut rédigé vers 2000 avt JC par l’empereur Shennong dit « le Laboureur » et comportait 365 remèdes.
Un peu plus tard, son successeur Huangdi, « l’empereur jaune », fut l’auteur de l’ouvrage fondamental de la médecine traditionnelle chinoise.
L’enseignement médical se fait dans des corporations par un maître qui prend en charge le patient dans sa globalité tant au plan physique qu’organique et spirituel.
L’examen clinique se base sur l’observation, l’écoute, l’interrogatoire et la palpation. Le médecin chinois recherche les symptômes spontanés de changement dans la fonction organique. Il observe le teint du patient, sa démarche, la position de son corps, la couleur de sa langue ; il écoute
sa respiration, examine ses sécrétions et ses urines. Il note la toux, les pleurs, les gémissements.
Il interroge puis il palpe selon les trajets des méridiens et des points d’acupuncture. Il prend le pouls en douze endroits différents afin de déterminer les éventuels déséquilibres des énergies du corps.
Au terme de cet examen, divers traitements sont utilisés pour rééquilibrer les énergies internes :
8 extraordinaires). L’acupuncture a pour but de stimuler les points situés sur les méridiens afin de rétablir l’équilibre énergétique vital. La stimulation s’effectue au moyen d’aiguilles, d’aimants ou de lasers.
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La pharmacopée chinoise comprenait la phytothérapie, l’usage des minéraux, des substances animales voire humaines (placenta), la noix d’arec, le pavot et certains champignons.
La médecine chinoise s’est intéressée très tôt à l’enfant, l’examen se réduisait à l’inspection, à l’examen de la paume des mains, des doigts et du front. Chez la femme, l’éthique confucéenne interdisant l’inspection visuelle par un homme, l’examen féminin se faisait par l’intermédiaire
d’une poupée médicale.