L'Histoire des premières Universités de Médecine (7eme partie)

Corps de texte
Paragraphes

L’UNIVERSITE de PADOUE

 

Elle fut fondée en 1228, encouragée par la Sérénissime République de Venise. Ses initiateurs étaient les professeurs et étudiants ayant fui l’université de Bologne du fait de l’atteinte aux libertés universitaires et aux privilèges qui avaient pourtant été accordés aux enseignants et à leurs élèves. 

 

L’Université de Padoue se laisse pénétrer, comme celle de Montpellier par le premier souffle d’humanisme médical né chez les Grecs et renforcé par les Arabes. Il régnait à Padoue une grande liberté d’esprit. L’enseignement y passa même pour hérétique surtout du temps de Pietro d’Albano dont les théories inspirées par d’Avicenne et d’Averroès l’amenèrent à critiquer la philosophie théologique chrétienne, ce qui lui valut d’être poursuivi par l’Inquisition et d’être condamné au bûcher à titre posthume.

A l’origine, l’enseignement était limité au droit et à la théologie, mais bientôt élargi à la médecine, à la philosophie, à l’astrologie et à la rhétorique.

Les études et la vie intérieure de l’université étaient organisées en nations qui formaient entre elles-mêmes deux groupes : les Citramontains (Italiens) et les Ultramontains (les autres).

Comme à Bologne, les étudiants votaient les statuts de l’université, élisaient le recteur et choisissaient les professeurs et les cours.

Du XIIIe siècle au XVIIIe siècle, l’Université de Padoue bénéficia d’un énorme prestige sous la protection de la République de Venise qui lui garantissait son esprit de tolérance.

Elle accueillit parmi ses étudiants : André Vésale ; Gabriele Falloppio ; Pic de la Mirandole Nicolas Copernic ; Galilée ; William Harvey.

Après l’effondrement de la République de Venise (1797), les limitations de la liberté de penser et la réduction des ressources financières, l’Université de Padoue perdit toute influence.