Chères Consœurs, Chers Confrères,
Ce début d’année 2026 a été marqué, sous l’impulsion d’une intersyndicale, par la grève des médecins généralistes et toutes spécialités confondues.
Cette grève, pendant la période du 5 au 15 janvier, semble avoir été globalement suivie, sur une période variable selon les confrères. Le départ des chirurgiens à Bruxelles, organisé et annoncé de longue date, pour la période du 10 au 14 janvier, a déclenché quelques commentaires, mais les cliniques ont respecté le choix des chirurgiens.
Cette grève a prouvé s’il en était besoin, l’importance de la médecine libérale dans notre système de santé.
Quelques avancées ont été notées, avec suppression de points litigieux, mais sans texte écrit, la prudence reste de rigueur.
Reste un point non réglé et épineux : le non remboursement des prescriptions faites par les médecins en secteur 3.
En fin, la semaine du 19 au 24 a été marquée par le débat fin de vie, au Sénat.
Le Conseil National de l’Ordre des Médecins s’est beaucoup mobilisé auprès des sénatrices et sénateurs, et vos présidents de Conseil départemental leur ont également écrits.
Grâce à ces débats animés, l’article 4 de la loi proposée par la commission mixte, a été supprimé.
Si la loi sur les soins palliatifs ne pose pas de problème et devrait faire l’unanimité, la loi sur le suicide assisté ou l’euthanasie a suscité un débat serré, chez nos sénateurs.
Que va-t-il sortir du prochain débat parlementaire ? Cette loi, autorisant l’euthanasie, car il s’agit bien de ça, pose un problème éthique. Le rôle du médecin est de soulager, de soigner, et pas celui de donner la mort.
Cette loi fin de vie n’aurait pas lieu d’exister si la loi Clayes-Léonetti pouvait être appliquée correctement et partout, en France.
Pour cette nouvelle année, je vous adresse au nom de toute l’équipe ordinale du 92, nos vœux les plus sincères. Que 2026 vous permette de vous épanouir dans l’exercice de votre profession, et que vos projets personnels se réalisent en toute sérénité.
Soyez assurés de notre entier dévouement
Très Confraternellement
Dr Joelle DECAMPS-LE CHEVOIR